Jeudi 9 décembre 2010 4 09 /12 /Déc /2010 22:48

  

Bi Darth Vader

N'y aurait-il que deux côtés dans la force ???

 

Voilà une semaine, à l'occasion d'une ultime soirée "films de samouraïs + bière" avec le Peace Provider, une conversation de longue date s'est invitée comme un fantôme, elle a renaît de ses cendres et est finalement venue boucler la boucle de nos quatre année d'amitié.

Notre première discussion, en plein hiver, et au beau milieu d'un concert d'un groupe de rock de province, avait commencé assez étrangement sur une déclaration : le Peace Provider croyait à l'existence d'une bisexualité latente et naturelle pour chacun (en citant Freud), et donc par extension, à l'existence de sa propre bisexualité refoulée. De là, un énorme malentendu. Si tout le monde était bi par nature, ça aurait voulu dire que mon Fournisseur de Paix intérieure et moi-même aurions pu être plus qu'amis... et ça aurait voulu dire qu'il y avait une chance minuscule de vivre ensemble un truc grandiose – une minuscule chance sur laquelle il fallait immédiatement parier (ce que rétrospectivement, je déconseille à tout le monde). 

Mon premier mouvement ce soir-là a été le même chaque fois que le monde est en train de se changer en univers merveilleux de pain d'épices et de licorne multicolores : laisser parler la vulgarité (pour voir si le rêve lui résiste). 

Ma réponse : "Si tu arrives à bander en voyant une bite ou un vagin, tu es bi. Sinon, tu te poses trop de question". 

 

 

BI lonewolf

Baby Cart II.

"Si tu arrives à bander en voyant une bite ou un vagin, tu es bi. Sinon, tu te poses trop de question".


Quatre ans après, la discussion a repris à ce point-là. Mais avec une dose de franchise en plus. 

Le Peace Provider m'a regardé dans les yeux et, déployant ses gros sourcils bruns comme des pattes d'ours, il m'a expliqué son raisonnement. Si tous les hommes sont bi par nature, alors l'hétéro est hétéro parce qu'il a été modelé par des normes sociales rigides qui lui ont interdit de goûter au côté obscur de la force sexuelle. 

Donc... Les hétéros sont opprimés comme les homos ! Mais – et c'est pour ça que j'adore le Peace Provider – ce mec aurait dû recevoir le pouvoir dès sa naissance de faire apparaître des petits chiots et des chatons LOL tellement il est dénué de mauvais sentiment lorsqu'il parle franchement : les homos quant à eux ne sont pas des victimes des normes sociales, puisqu'ils parviennent à vivre à rebours de ces normes. Du coup, en dépit de tout leur courage, ils se mettent eux-mêmes dans une position de victimes, tout en étant aussi contre-nature que les hétéros. 

Aussi fumant de colère et de désarroi que je pouvais être ce soir-là, je dois reconnaître que le raisonnement est juste. A condition toutefois (1) qu'on soit tous bi par nature ; (2) qu'il n'y ait pas d'évidents problèmes à vivre en ne choisissant rien de précis ; (3) et que toutes les expériences de bi que je vois à la télé ou que je rencontre ne me prouvent pas qu'il n'existe de "bi" que "curieux", c'est-à-dire en transition (et ce n'est pas moi qui leur dirai où ils sont supposés aller, rassurez-vous, mon paternalisme s'arrête là). 

 

 

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Shortbus. L'utopie (et la dystopie) d'une sexualité indéterminée.

 

Malgré les jets de sang de Baby Cart 2 en arrière fond, la conversation est restée pacifique. Mais le point intéressant, c'est que la bisexualité peut avoir cet usage-là dans les discours : renvoyer malicieusement les homo et les hétéros dos à dos. La plupart du temps, la bisexualité sert à critiquer les "étiquettes", et donc à considérer qu'il est équivalent d'être homo ou d'être hétéro. Quand vous entendez ce discours en étant hétéro, j'imagine que c'est assez neuf, et que c'est une façon de se sentir concerné par la critique des normes sexuelles. Mais quand vous êtes gay... eh bien, vous revoyez défiler devant vos yeux tous les films de Fassbinder, de Pasolini, de John Waters et les pages de Genet et Mishima dans un seul mouvement, et... vous devenez hystérique. And so gay.

En me resservant une bière, j'ai dû prendre une grande respiration et débiter pendant une heure tous les exemples de vies bi que je connaissais, histoire de montrer qu'il existait pas de "bi naturel" dans le monde réel. Histoire de montrer surtout que le bi est simplement le nom contemporain de l'injonction contradictoire que reçoivent les individus dans une société moderne – où l'on peut librement se définir sexuellement, tout en vivant tout de même sous la menace éternelle d'une anormalité, d'une minoritarisation. Il y a encore quelques décennies, on n'aurait pas vu le bi. Il n'y avait pas le choix : normal ou anormal, straight or gay. Désormais, il est visible – c'est tout le succès d'une politique d'affirmation identitaire. Mais il n'en est pas moins contrarié. Bref, le bi est la preuve de la réussite de ces affirmations identitaires, mais il incarne la limite de toute autodéfinition – parce que la plasticité sexuelle ou amoureuse a une limite : la culture et la politique.

J'ouvre les archives. Welcome complexity !

 

 

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David Yost, l'acteur du POwer Rangers Bleu.

Il craque et déprime parce qu'on le traite de gay sur les plateaux.

Il veut se faire reprogrammer pour devenir hétéro mais déprime parce que ça ne marche pas.

Si seulement il avait pu être "authentiquement" bi...

 

- L'honnête Pédé Refoulé (PDR) marié. 

Il y a d'abord ce mec dont j'ai déjà parlé : black, antillais, marié, qui ne couche plus avec sa femme, dont des petits mecs tombent amoureux en le croisant dans un sauna. Il aime les hommes, mais est incapable de quitter sa femme, peut-être même incapable de vivre avec un homme. Alors objectivement, il est bi : il sait très bien faire l'amour à son épouse ou à un petit Africain fresh of the boat rencontré dans un sauna, ou à un syndicaliste connu, ou à un chanteur inconnu mais que j'aurais bien aimé connaître. 

 

- Le PDR marié, mais tombé du côté obscur de la force. 

Le frère de ce mec-là a chopé le VIH, a contaminé sa femme, et s'est finalement suicidé quand toute la famille s'est retournée contre lui (à la suite d'un texto-lapsus envoyée par mégarde à son autre frère). Bi objectif.

 

- Le PDR marié inquiet. 

Un pote, réunionnais, assez touchant, qui est heureux d'avoir quitté la banlieue parisienne pour le calme de la campagne, et le confort d'une famille unie. On a eu nos moments près des meules de foin au clair de Lune, quand on se voyait dehors pour baiser. Il a une femme et des enfants, et il était heureux jusqu'à y'a pas si longtemps. Maintenant, il est inquiet, parce qu'il ne sait pas combien de temps ce petit jeu peut durer. Plus je lui parle et plus je comprends à quel point il a dévié de son chemin initial. Il est sorti avec un mec pendant sept ans, gay assumé. Sa famille a fait pression pour qu'il parte faire son service militaire et finalement se marie. Désormais, il détourne des potes hétéros quand ils sont totalement défoncés et semi-consentants. Un Bi objectif, lui aussi. Je crois même qu'on pourrait lui accorder d'être un bi amoureux. Mais... il est vraiment très difficile de ne pas considérer qu'il aurait pu aimer un homme toute sa vie.

 

- Le Bi pète-couille. 

Un mec rencontré sur le tchat. Par nécessité. Marié, mais il prévoit de divorcer, parce qu'il a reçu l'utimatume de faire des enfants. Vous vous dites... ah, mais c'est parce qu'il flippe d'avoir des enfants. Tout faux, ce mec veut des enfants, mais avec une autre femme... En attendant, le sexe est totalement consacré aux mecs. Godes, cockring, plugs, harnais, pomme de lavement... Une Artillerie qui se résume en cinq photos successives d'outils en tout genre. Ce type inspire une méfiance absolue par sa voix, nasillarde et qui n'arrête pas de monter et descendre – c'est simple, ce mec parle comme les Inconnus quand ils imitaient Indochine ou les publicitaires –, ajoutés à ça tous ses mouvements de tête saccadés à chaque "tu vois" – un best of des Inconnus... Par courtoisie, j'ai dû parler avec lui de sa vie "super compliquée". Moment d'intense vérité : "je suis compliqué comme mec, c'est comme ça, tu vois, c'est simple." Je résume : ce mec a fait le choix simple d'être compliqué. 

 

 

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Le catcheur Orlando Jordan.

Viré un temps parce qu'il était bi. Il revient plus fort que jamais en Bi assumé.


- Le Bi pansexuel. 

Un pote brésilien, pansexuel. Les six premiers mois il était gay, il couchait essentiellement avec des mecs. Avec une magnifique détermination, il se tapait surtout des hétéros, des papas maliens, des ouvriers rebeu qu'il arrivait à détourner ou satisfaire presque immédiatement dans la rue, parfois chez lui. Il assume totalement cette dimension "louche" de la pansexualité. Je l'ai rencontré dans un lieu de drague. La différence avec moi c'est qu'on a parlé et que j'étais son ange pour quelques mois. J'ai appris seulement après qu'il était en fait marié. Il aime absolument sa femme, aucun doute. Une véritable admiration intellectuelle et sensuelle. Mais... c'est la seule femme de sa vie. Et elle restera la seule. En revanche, comme ils sont cools et moderne tous les deux : ils peuvent avoir des aventures, même amoureuses, et des plans à trois, pourquoi pas, et des enfants, bien entendu. C'est le bi le plus accompli qui soit, c'est pour ça qu'il dit qu'il est gay mais amoureux d'une femme...

 

- Le Bi paumé. 

Celui qui détruit les coeurs de tous les pédés de mon genre... On devrait faire un procès en class action contre ces mecs-là tellement ils sont beaux et toxiques... ils représentent la femme fatale du pédé. La passion et la dépression qui va avec. Je mets de côté toutes les idées qui me passent par l'esprit pour aller à l'essentiel. J'en connais deux. 

Le premier est un petit métis (qui me hante) et que je cherche presque tous les soirs entre les couilles pendantes et les culs poilus des mecs du tchat. Il aime s'offrir, se faire consumer sur l'autel du sexe anonyme. Ses expériences en la matière ont confirmé qu'il n'avait pas de limites. Le pire... c'est qu'il baise presque amoureusement. Il continuerait de m'embrasser doucement au pieu, même si vingt mecs se branlaient en attendant leurs tours. Bien sûr, par ailleurs, il a une copine prolo qui le harcèle de sms toutes les cinq minutes, il aime conduire bourré en rentrant de boîte, et il arrive à baiser sans capote sans s'inquiéter du lendemain. Ce mec est la raison pour laquelle la prévention contre le sida a un sens en 2010. C'est une bombe à retardement. Il est bi... mais explosif, à tout point de vue.

L'autre mec est magnifique. Un peu rebeu, il a un côté Salim Kechiouche, en aussi beau, et en super bien foutu, et super bien monté. Lui aussi est absolument indifférent au physique ou à l'âge du mec. Il a une copine, lui aussi. Je ne connais pas de mecs avec moins de barrières et d'étiquettes que lui... ce qui en fait un bi "sans étiquette" ? Précisément, ce type baigne dans l'anomie, et en fait d'abord souffrir les autres avant qu'il n'en souffre finalement lui-même. Récemment, mon PDR inquiet qui le fréquentait (en même temps que le reste des pédés prédateurs de ma petite bourgade) m'a rapporté qu'il était malade. D'un truc bizarre. Depuis quelque temps. Ce type, je l'ai vu faire tout rentrer, à la file... Il a peut être le VIH.

 

 

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L'acteur hétéro le plus convoité par les réalisateurs gays intellos... G. Morel, F. Ozon, R. Salis.

Les mecs, arrêtez. Laisse-le tranquille...

 

Et bien sûr, là, on se dit tous : quel dommage. Pourtant il est beau. Eh oui : pourtant il est beau et pourtant, il aime être sali, utilisé... J'imagine qu'il doit aimer l'indifférence qui est suscitée par l'abjection plutôt que l'abjection elle-même. Mais précisément... c'est cette absence de goût, cette disparition du goût qui doit l'exciter. Est-ce que toute indifférenciation de goût ne se donne qu'à travers l'abjection ? C'est le sujet de philo de la semaine.

Mon PDR inquiet m'a seulement confirmé il y a quelques jours que, de toute façon, "partout où il passe, c'est la merde." 

Avant qu'on vienne me faire un cours sur le droit à prendre son pied de toute les façons possibles, je demande un peu d'honnêteté. Le sexe ce n'est pas l'absence de jugement moral, c'est au contraire la démultiplication des jugements moraux en tout genre (il a un joli cul, donc il doit être un mec bien), soudain instrumentalisé au nom du plaisir. Je doute que ça ait un sens pour quiconque de baiser en toute impartialité. Je doute également que quiconque aime s'offrir réellement au premier mec qui passe – tout simplement parce que ça arrive peu d'atteindre un telle niveau d'indifférenciation. Même les mecs qui baisent dans les saunas à la chaîne arrive à choisir le genre de bites qu'il vont sucer. En avoir le fantasme est une chose assez courante. Demander de le jouer avec quelqu'un qu'on connaît est absolument légitime et excitant. S'enduire de pisse ou de boue avec des potes pour revenir à un état très primaire et presque enfantin : rien à dire là dessus. Mais tout ça représente une forme de contrôle du désir. A propos de ces "bi", on touche à autre chose. Le faire dans un bois miteux où passent les flics, entre les capotes et les feuilles de PQ, les ragots des vieux, les regards parfois compatissants, parfois libidineux, c'est une autre dimension.

 

 

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Yukio Mishima. Marié, et gay... ou bi ?

Masochiste, nihiliste, fou, narcissique, suicidaire. Bref, cohérent ?

 

Je ne crois pas du tout que tous les bi atteignent ce niveau d'autodestruction (je n'ai pas d'autre mot pour qualifier le plaisir qu'on prendrait à voir la beauté salie et ruinée – car "masochiste" obligerait à faire l'amalgame avec le SM, qui n'est pas une pratique sexuelle autodestructrice). Je sais qu'il y a des bi amoureux successivement d'hommes, et de femmes. Mes premiers exemples sont d'ailleurs ceux d'amours, contrariés, mais d'amours. Mais ils sont rares. Très rares. Sur un tchat gay, j'ai récemment compté sept mecs "bi" sur vingt mecs en tout (donc à peu près un tiers). Et des bi de tout genre. Des bi actifs (qui ne font que prendre), ou des bi passifs (qui se font prendre), mais toujours assez extrême, et en pleine urgence sexuelle. Voilà concrètement ce qu'incarne le terme bi dans ma province pas-si-loin-de-paris. 

Quand je croise des "bi", je ne rencontre jamais cette créature parfaite, lisse et dénuée d'inhibitions, totalement naturelle, renvoyant dos à dos hétéros et homos. Je pourrais moi aussi traîner ma lanterne dans les saunas gay, ou les soirées échangistes bi, ou les restau cosy du marais, en criant comme Diogène le crasseux "où sont les bi ? Où sont les bi ?" Parce que le bi est un idéal et non une réalité. D'ailleurs, quelques jours après ma conversation avec le Peace Provider, sous la neige je parlais à un pote en portant laborieusement les pancartes Act Up qu'on nous avait mis dans les mains. En passant devant le centre LGBT, il m'expliquait qu'il existe autant de sexualités que d'individus – et il disait ça pour défendre l'existence de la bisexualité. En bon nominaliste, il ne faisait que confirmer le fait qu'aucune étiquette suffisamment précise ne pourrait qualifier le bi. Précisément ! alors c'est quoi le bi ? Une étiquette... mais sans efficience politique, ni réalité sous-jacente. Ce qui ne signifie pas qu'il n'y ait pas des individus inquiets de savoir ce qu'ils sont, perdus au beau milieu de l'interzone "bi". Mais si je peux entendre la détresse identitaire de ces personnes, pour autant, on ne peut pas dire que tout ce qui porte un nom existe.

 

 

Par NKD - Publié dans : sexe
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Vendredi 3 décembre 2010 5 03 /12 /Déc /2010 00:11

 

 

Kaboom_gregg-araki.jpg

 

Quand j'ai vu dans ma petite ville de province deux films gays à l'affiche, j'étais sur le point de me faire dessus. Non pas que je pense qu'intrinsèquement ces films soient gays, ni même qu'ils soient bons, mais c'est d'un tel exotisme... Xavier Dolan et Gregg Araki ensemble débarquent dans les provinces françaises, c'est presque trop d'un coup. Trop de fluo, trop d'esthétisme, trop d'ambiguïté sexuelle délibérément ambiguë et sexuelle. Les agriculteurs du coin vont essayer la sodomie ce weekend. Il va falloir surveiller ce que font les chasseurs dans les refuges. Je souris bêtement devant le cinéma, je réfrène mes autres vannes sur les chasseurs. Puis j'entre dans le cinéma.

 

kaboom gregg-araki affiche    

 

Je ne savais pas à quel lobby de profs gays je devais cet exploit, et j'ai goûté mon plaisir avant d'avoir su qui remercier. Pourtant, mon énorme sens de l'araignée gay ne m'avait pas trompé. D'un tel accouplement (Dolan + Araki) ne pouvait pas suivre un tel décuplement de plaisirs. En réalité, l'un des deux films est raté – celui de Dolan – et c'est Araki qui s'en sort avec les honneurs. L'expérience triomphe, sans surprise. 

 

Kaboom amours-imaginaires

Acteur, réalisteur, et grosse tête sur une affiche. Ce mec a 21 ans.

La limite à la précocité ? Le talent.

 

Dans le doute, abstenons-nous d'originalité, et procédons comme un enfant de cinq ans. 

 

Les points communs : les deux sont fluos, esthétisants, et parlent de sexe. 

Les différences : 

Dolan est chaste (presque aucune scène de sexe), Araki est libidineux (que du cul !). 

Dolan est superficiel en se la jouant, Araki sait jouer avec sérieux – derrière le sexe, il y a toujours de la peur, de la destruction, et de la mort. Kaboom est beaucoup plus flippant et planant que funky. Et la bande originale du film ressemble toujours autant à celle de ses films précédents.

Dolan a un scénario linéaire qui s'essouffle, Araki réussit à faire un scénario tortueux qui se déchaîne et explose comme un bon vieux solo de guitare électrique des Pixies. 

Les fringues des personnages de Dolan sont justes énervantes, et surinvesties d'intentions, alors que chez Araki on se fout à poil.

 

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Beauté inexpressive ou mèches expressives ?

 

Chaque plan de Dolan est une pseudo expérimentation et finit par paraître gratuit, alors que chaque image d'Araki constitue désormais un style Araki.

Les dialogues de Dolan sont prolixe et inutiles (voir les séquences "je raconte mon expérience insipide du vrai amour" au début du film) alors que les personnages de Kaboom n'ont besoin que de deux phrases ou d'une formule pour être cool et évocateur. 

 

 

 

Les points communs : 

grosses utilisations des filtres de couleurs. 

Les acteurs sont beaux et jeunes.

 

 

Le gouffre, ne serait-ce que dans les bandes annonces.

N'en déduisez surtout pas que le film de Dolan est contemplatif. C'est l'inverse.

 

Re-Les différences : 

seulement trois personnages chez Dolan, beaucoup plus chez Araki – et une vraie science des apparitions et des disparitions de personnages, des jeux de doubles et des alliances (comme dans une sitcom). 

Aucune origine sociale très établie du côté de Dolan, alors que Greg Araki fait remonter progressivement son film vers une sorte de mythologie parentale délirante. 

...Aussi fou que ça paraisse, c'est assez audacieux. Comme si plus les gamins devenaient hors normes, plus les parents eux aussi devaient être mythiques et imposants. C'est parce que Smith est complètement anomique que son père s'avère être une sorte de darth vador habillé en blanc et planant totalement, incarnant une Loi absolument intransigeante et totalitaire.

 

 

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Mieux que le minet des Amours Imaginaires. Le blond millénariste de Nowhere.

 

Bon, mon point de vue est absolument subjectif, mais assez argumenté : Kaboom ressort vainqueur... et ceux qui me connaissent peuvent attester combien tout était en fait décidé a priori. Je hais Xavier Dolan et j'adore Greg Araki. L'écart est aussi grand qu'entre la copie et l'original. Entre le jeune bi qui se la pète et l'homo assumé et conscient. Sorry, Xav, j'adore ton hommage d'une heure et demi à la coiffure de Morrissey, mais Greg sait juste faire un film, alors que toi tu apprends. 

Kaboom utilise tous les codes des séries : sexe, fringues et jeunesse, et surtout, là aussi (comme dans les scénarii faiblards de sitcoms ou de jeux vidéos), il y a une prophétie. Mais sa prophétie est en fait une tragédie – ou un simple fil narratif bidon. Le film nous laisse sur cette incertitude. C'est le sens du titre Kaboom. Le titre annonce la fin du film, qui va littéralement faire "Ka-boom". Mais le titre a aussi un sens méta : car c'est le film lui-même qui finit par exploser... Tout le monde meurt à la fin. C'est comme la sale vanne qu'on est tous tenté de faire dans une fil de cinéma. Y'a toujours un mec pour faire croire que tout le monde meurt à la fin. Cette fois-ci, c'est vrai. C'est génial ("enfin un mec a de nouveau les couilles de ne pas faire mentir le relou de la fil d'attente qui faisait la vanne"). C'est naze ("c'est trop faciiiiiiile"). C'est génial ("Greg Araki fait du vrai cinéma qui détourne les codes du cinéma" – probablement ce qui s'est dit à Cannes quand il a été projeté).

Bref, de façon beaucoup plus terre à terre, vous pouvez être triste si vous attendiez (comme moi) que Smith et Oliver fasse un peu plus que s'embrasser... ou vous pouvez juste rester sur le cul en souriant, tout en regardant les autres spectateurs quittés la salle éberlués. La tragédie aujourd'hui, c'est un film qui précipite sa propre mort, c'est la fin de tout sens établi. C'est la benne à ordure rose du début, qui se trouve derrière la porte du rêve. Et le dieu qui appuie sur le bouton plane dans un halo de lumière blanche aussi kitsch qu'un sketch sur l'arrivée des hommes au paradis.

Greg Araki s'est fait une spécialité des films pop, qui ont l'air aussi vide et frais que le mot "pop" l'annonce lui-même. Comme dans Nowhere, au moment de la révélation, il y a explosion. L'ange blond millénariste gay de Nowhere explosait à la fin du film, pour se transformer en blatte géante (métaphore de...? Sida, vieillesse, Kafka ?), au moment fatidique où Dark déclarait son amour. Là encore, au moment clé, proche de la révélation des identités, il y a une explosion – comme si ça ne concernait plus le film lui-même, mais le spectateur. Kaboom est une synthèse des films d'Araki, moi et le Prophète Métis de la France du Futur, on l'a vu et bien compris.

 

 

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Le lézard tueur de Nowhere.

 

Mais maintenant, le gros point commun – car ouais, tout le monde, Xavier et Greg et moi on est tous d'accord sur un point crucial, sur lequel on vous a tous menti : les bisexuels n'existent pas (désolé pour le sigle LGBT) !!! Les deux films sont particulièrement cruels et nets à leurs égards. On les moque, on les dénigre. Ou plutôt, ils sont présentés pour ce qu'ils sont dans la vraie vie : des pervers manipulateurs et narcissiques. 

Le film de Dolan est sans ambiguïté. Le jeune mec blond à la gueule de dieu grec suscite le désir des deux amis, Xavier et sa copine. L'ange allume la mèche, et renvoie les deux freaks surlookés à leur réalité de marginaux. Après ça, l'alliance du pédé et de la pouf coincée devient encore plus forte. Leurs méchanceté devient encore plus méchante, leur perversité encore plus perverse. On m'avait dit que la fin avait un goût de revanche pure et simple – et c'est sincère, drôle et évident comme si Xavier Dolan voulait tenter un coming out. Une partie de la force comique du film vient de là. Quand le pédé et la pouf ragotent sur le petit blondinet du début qui s'est laissé poussé la barbe et la virilité, on est dans le bashing pur et simple. Si on arrive à être sûr dès les premières minutes que le bi est bien un petit allumeur et rien d'autre, alors il y a moyen de rire dans ce film, et d'un rire assez neuf. Le film de Dolan devient ingrat, mais vraiment comique.

 

 

 

Et voilà ce que ça donne lorsqu'on les fait parler... Ils imitent super bien l'accent québéquois.


Quant à Kaboom, les personnages d'Araki sont tous objectivement bi, c'est-à-dire ni 0 ou 6 sur l'échelle de Kinsey. Mais attention, le point est là : Smith couche avec des filles et des garçon, et Stella fait pareil, mais Smith est clairement présenté comme "un pédé qui couche aussi avec des filles une fois qu'il a trop bu" (Stella le lui fait bien comprendre), et sa copine est une hétéro qui couche aussi avec des meufs quand il s'agit de sorcières manipulatrices. Smith est "contre les étiquettes", mais uniquement bourré dans les toilettes en ayant pris un exta. Sinon, ça ne fait pas un pli, l'amoureux légitime du film c'est Oliver. Avec les filles, Smith est comme un godemiché, il cherche à faire plaisir, pour finalement réparer l'indifférence et le sexe malhabile des pillonneurs machos. Mais Oliver est son vrai alter ego. Bon, en tout cas, il a explosé mon radar à métis. 

Attention, les plus précis pourront m'opposer que Smith ne se satisfait pas non plus de plan cul gay. Certes. Car le mec rencontré sur la plage ne fait pas long feu. Mais justement : deuxième argument anti-bi du film. Smith se casse parce que ce mec est marié. Et c'est ce qui l'oblige à lâché l'affaire. D'ailleurs, à la fin du film, les "bi" sont finalement les méchants du film, les comploteurs ambigus qui kidnappent Smith et ses potes. Tandis qu'Oliver a des pouvoirs psychiques, et reste toujours super mignon, un peu maladroit mais courageux et... j'aime Oliver. 

 

 

 

Brennan Mejia (Oliver de Kaboom) a-t-il une grande carrière comique devant lui ? En tout cas, il a gagné ma place pour Eclipse.

 

Mais je vais révéler un deuxième grand secret... Les étiquettes, c'est un truc nécessaire. Et c'est un truc d'ado que de vouloir se les décoller de la peau et s'arracher les poils avec. La stratégie gay est claire là-dessus : mieux vaut les multiplier pour éviter la domination d'une étiquette contre les autres. N'en avoir aucune, c'est simplement se rendre encore plus vulnérable à cette domination plutôt que de la contrer. A la limite, on peut même dire que "bi" n'est rien d'autre qu'une étiquette de plus que les gays ont inventé pour exploser la suprématie silencieuse du "straight". 

 

 

Pour mourir de rire un petit instant (si vous êtes pressé sautez direct au 2'42)...  

"Je me pose des problèmes au banana café." 

Attention, ce docu n'est pas réalisé par un bi narcissique comme on pouvait s'y attendre... 

 

Un corollaire important de ma thèse, c'est qu'on ne peut pas non plus affirmer simplement que "toutes les sexualités sont différentes". D'abord, si elles étaient toutes différentes, on se demande comment on pourrait baiser autrement que sur un malentendu. Du genre un gay croise une fille, et ils baisent ensemble parce que la fille est masculine, et que la fille aime bien les mecs barbus qui s'habille en col en V avec d'authentiques épaules tombantes. Je doute qu'on aille loin avec ça. Ensuite, si toutes les sexualités sont différentes, faute de pouvoir les nommer, on retomberait dans le cas désastreux du bi "sans étiquettes" – c'est-à-dire du bi indifférencié, pas encore sorti de la soupe originelle du sexe (les mecs, si vous voulez vous amuser là-dedans, c'est votre choix, mais n'en mettez pas partout). 

No hard feelings (pour le moment). La guerre peut attendre encore un peu. Et d'ailleurs, j'aime bien les bi, je peux coucher avec. Pour l'heure, il y a seulement cette pancarte lumineuse à l'entrée du monde de la hype : "no more bi". Bi, c'est ringard, c'est fini. D'ailleurs, on ne dit plus "bi", mais histoire de bien souligner la volatilité même du concept, on dit aujourd'hui "bi-curious". C'est tout l'art de ne pas avoir d'étiquettes  – mieux que l'étiquette de ne pas avoir d'étiquettes, choisir une étiquette périmée.

 

Par NKD - Publié dans : cinéma
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Jeudi 25 novembre 2010 4 25 /11 /Nov /2010 17:38

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Poupée Fonzie inspirée de l'épisode 3 de la saison 5 de Happy Days.

L'épisode popularise l'expression "jumping the shark". Risquer le tout pour le tout pour le tout pour sauver une série...


25

- Chang fait ce que Jeff a fait au début de l'épisode et, alors qu'il est viré de l'équipe d'enseignants, il se tourne vers Duncan et demande toutes les bonnes réponses. La boucle est bouclée.

- Abed cherche une façon d'éteindre la lumière du study group pour marquer la fin de saison. Troy lui reproche de ne pas accepter de faire une colloc avec lui, à la place il va vivre avec Pierce. Abed : "super spin off". Et il répond qu'ils finiraient par tracer une ligne en scotch au sol et qu'ils finiraient par faire le "saut du requin", il faut éviter la promiscuité. Troy répond qu'il y a bien un épisode d'Happy Days avec un saut de requin, et que c'est un bon épisode.

 

 

 

- Troy ne comprend pas : "jumping the shark" est effectivement une expression attribuée suite à un épisode de Happy Days (le troisième de la cinquième saison, où on retrouvait Fonzie en Californie). "Jumping the shark" signifie que l'écriture d'une série a pu atteindre un tel sommet qu'elle ne peut plus que décliner en une série de situations absurdes, et de paris risqués. Le cas Happy Days est étrangement contradictoire, puisque par la suite, après le saut du requin, le show s'est poursuivi pendant encore six ans. Happy Days réussit le saut du requin. Les scénariste Community refusent d'aller trop loin, tout en étant déjà angoissés par les dégâts du succès...?

- Britta répète la célèbre bourde de Kayne West et monte sur scène en avance en pensant qu'elle a gagné le trophée. 

 

Community_simpsons13x17-gump_roast-jumpingtheshark.jpg

 

 

saison 2

 

 

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Un Spiderman crédible. Hell yeah ! 

 

1

- Début de la série. Tous se réveille un par un. Troy est en pyjama Spiderman (Donald Glover fait une campagne internet pour être auditionné en tant que Peter Parker dans le prochain Spiderman).

- Tout le monde lit les tweets de Troy en temps réel sur les conneries que raconte Pierce. Le compte de Troy copie bullhistmydadsays (adapté en série la même année, une catastrophe).

- Ils trouvent tous toy story 3 super.

- Abed décode toujours les histoires pour Jeff et les spectateurs. Starburn se met un chapeau en haut de forme : ça prouve qu'il est toujours en recherche d'attention. Britta passe pour opprimée parce qu'elle a déclaré sa flamme publiquement et que Jeff l'a éconduite. 

- Abed explique qu'il est excité par tous les scénarii possibles de la rentrée – qu'il aimerait améliorer en en faisant des aventures palpitantes pour changer des trucs trop soapy... 

- Annie annonce qu'elle part de Greendale. Abed réagit : "enfin, un retournement final de situation."

- Abed propose à Shirley de faire un spin off... il veut revivre les aventures du paint ball.... parce que là ça devient ennuyeux selon lui. Shirley lui demande s'il devient méta...

- il voit le faux baiser de Jeff et Britta comme une demande de mariage et transforme tout ça en épisode de mariage.

 

 

 

 

2

- Jeff revoit un ancien pote de bureau, Alan. Abed : "un épisode sur les origines."

- Alan est comme Rob Lowe dans Bad Influence. Abed ponctue les fins de scène : "les enjeux n'ont jamais été aussi élevés".

 

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- Abed, Troy et Annie sont supposés cambrioler un bureau. Abed et Troy sont comparés à Kayne et Kumar. Quand ils sont surpris par un mec de l'entretien, ils cherchent une histoire. Troy ne trouve rien... il met juste sa main devant lui comme un tour de magie "let me explain", et répète "let me explain" comme un abracadabra. Annie sort de nulle part et endort le type avec du chloroforme. Comment se sortir de cette situation ?

- Abed ajoute qu'il a d'habitude "one foot on reality" (cf épisode 9 saison 1) mais que là il est paumé. Il propose que tout le monde fasse semblant d'être chloroformé et se réveille en même temps que le mec de l'entretien... Seul problème Annie n'était pas là, et le mec de l'entretien ne comprend pas ce qu'elle fait ici, s'ils se sont tous les trois fait endormir en même temps. En plus, elle tient le chiffon. Elle rechloroforme le mec.

 

 

Mais qu'est-ce qu'ils sont beaux..!

 

- Fin entre Troy et Abed. Abed apparaît en dessin dans le mur. Abed fait semblant d'être un dessin, et dit à Troy "you have to believe, Troy" Troy commence à y croire, et est sur le point de sauter à travers le mur. Abed l'arrête. Troy est déçu, sur le point de pleurer... Abed : "i may have made some damage there."

 

 

 

La preuve que tout va mal dans le monde des scénaristes américains...ou une bonne scène de blockbuster ?

 

3

- référence à l'épisode religion de la saison précédente. Les personnages n'apprennent rien.

- Jeff apprend qu'il a du dabiète alors qu'il fait super attention : "Je traite mon corps comme un temple." L'infirmier : "je ne peux pas être le premier à te dire que le temple ne dure pas pour toujours. Il est fait de hamburgers, c'est un temple maudit et comme le vrai temple maudit (d'Indiana Jones), il représente le fait que toutes les bonnes choses, des gens ou des franchises de films finissent en amas pourri et affaissée de conneries incompréhensibles." Eh oui, même les franchises de films (référence au "saut de requin" d'Indiana Jones, et au fait que l'expression soit remplacée désormais par "nuking the fridge", à cause de la scène du dernier Indiana Jones où le personnage échappe à une explosion nucléaire en se cachant dans un frigo ?)

- Comparaison religion / jeu vidéo. Pierce : "le bouddhisme réformé n'est pas un culte, c'est une nouvelle façon de regarder le monde qui augmente la puissance". Troy : "comme un jeu vidéo ? – Oui, Troy, comme un jeu vidéo, tu gagne des niveaux, et à un moment, tu manges vraiment un fantôme."

- A la fin : la prof d'anthropo discute de la fin avec des indigènes, qui viennent de voir inception mais ne comprennent pas la fin... Elle parle en anglais pour que l'un d'eux n'ait pas la fin spoilée.

 

 

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4

- ils sont envoyés pour nettoyer un vieux bus-KFC. Ils font le slo-mo de Armaggedon.

- Abed ne se sent pas assez bien habillé pour l'occasion, il va chercher un meilleur costume. La porte se ferme. Ils sont coincés.

- Référence à aliens. Personne ne vous entend crier (Jeff).

- De l'extérieur, Abed va les guider, car il connaît la simulation par coeur tellement il voulait la faire qd il était petit. 

- Référence à Power Rangers qd l'écran se divise en 4. Plus musique de star wars... et à la scène finale de l'étoile noire.

- Abed and Troy : Faux film super cheap où ils répètent les mêmes conneries que dans les films de bataille spatiale.

 

 

 

 

5

- épisode geek sur youtube. Le cours d'anthropologie est devenu une vraie farce : ils matent une vidéo virale, puis la version auto-tune. Tout le monde connaît ses vidéos préférés : "ski lift ninja crotch rip". Pierce fait des ombres chinoises pas drôle.

- Shirley est toute seule à l'église alors que 17 millions de personne sont capables de taper "god of pharts autotune" sur youtube. Tout le monde s'en émeut... le problème de la sécularisation est pris très à coeur.

- Elle propose de faire faire un film à Abed, qui soit aussi viral que les vidéos auto tune et tout le reste.

 

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- réponse d'Abed : "i'm a stollyteller, not a preacher." (tt l'épisode va montrer le contraire). La bible serait la plus grande histore jamais racontée selon Shirley. Abed répond que Ben Lyons a dit la même chose à propos de "i am a legend".

- Abed veut bien faire un film s'il prend l'ancien testament. Pour lui c'est ET + retour vers le futur + Edward aux mains d'argent. Mais il veut être post post modern.

- Il veut faire faire de Jesus un filmmaker qui découvre que Dieu est une caméra. C'est Charlie Kaufman. 

- Pendant le tournage de son film, Abed : "Je vois autant que je suis vu... je suis l'audience, et la création..." Quand Shirley intervient ds le champ. Abed dit "c'est ok, continuez à tourner, tout le monde y a sa place. Il n'y a pas de prises, il n'y a pas de spectateur, le film est l'histoire, et l'histoire c'est nous, nous sommes le film." Troy : "c'est totalement méta". 

- Tout le monde aime Abed, parce qu'il donne un nouveau sens à la vie. Sur un poster avec son visage : "The story of the story is the story." Des gens autour parlent : "J'ai entendu que certains cinémas le projettent à l'envers. – j'ai entendu que certains le passent à l'endroit et à l'envers. – J'ai entendu que les scènes supprimées sont les scènes et que les scènes sont les scènes supprimées. – Eh, les mecs, le réalisateur répond à des questions dans la cafétaria et les questions sur le film sont et ne sont pas le film." 

 

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- "Chaque minute de nos vies est une première mondiale, et notre père a déjà acheté le pop corn." Shirley "Abed es-tu Jésus ? – je suis ce que tu dis que je suis." Abed est accusé d'être un réalisateur mégalomaniaque : "je la pardonne".

- Controverse théologique entre Shirley et Abed. Shirley lui reproche de se prendre pour Dieu. Abed cite l'épitre aux Corinthiens : "celui qui s'unit avec le Seigneur est avec lui en esprit."

 

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- Jeff se souvient : "no religious talk." Abed est attaqué par le doyen parce qu'il fait un film religieu. Réponse : "toutes les histoires sont religieuses pour moi. – Mais c'est un film sur Jésus. – Comme Matrix, comme Robocop, comme Superman returns... toute histoire sont une histoire de mort et de résurrection." Le doyen est conquis, il cite Star TRek II, The Wrath of Khan où Spock se sacrifie pour l'Enterprise puis renaît." Shirley : "Mais dans ce film, le nom du personnage n'est pas Spock. – C'est Abed." Le doyen : "ouh, autant d'inspiration me donne la chair de poule. J'adore Charlie Kaufman."

- la destruction de son film (qu'il souhaite parce qu'il est pourri) sera le signe envoyé par Dieu... enfin ironiquement... parce que c'est Shirley qui aura seulement surpris sa conversation avec Dieu.

 

 

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George Takei. Gay et fan de Star Trek.

 

6

- voix off : George Takei.  Pierce déguisé en capitaine kirk. Comme il gonfle, Jeff lui fait remarquer qu'il va de plus en plus ressembler à l'actuel capitaine Kirk.

- Abed est en alien, et Troy en Ripley dans l'exosquelette d'Aliens 2. Mais aucun succès auprès des filles pour Troy... Jeff lui fait remarquer que pour séduire une fille, il ne faut pas leur donner envie d'emmener leurs petits frères au comicon (mais plutôt avoir l'air d'un adulte..).

 

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- C'est un épisode zombie. Ils ont tous mangé un surplus militaire qui ressemblait à du caviar. Empoisonnement alimentaire. Un épisode zombie dans une fête halloween.

- Troy se change en dracula sexy (on ne sait pas lequel), c'est-à-dire torse nu avec juste marqué dracula dessus. 

 

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- Episode étrange qui inclut soudain la mort... car ils sont de vrais zombis. Mais le tube d'Abba qui résonne à chaque moment de course est plus qu'un accompagnement sonore rigolo. Il est la musique officielle de la soirée. Les personnages principaux disparaissent vite. 

 

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Jeff en David Beckham.

 

- Abed se sent lâché parce que Troy a quitté son costume Ripley qui ne fonctionnait qu'avec Abed. Troy ne veut pas être un nerd. Jeff lui demande d'arrêter cette conversation de nerds.

- Ils sont dans la chaufferie. Un chat saute, puis ressaute, puis saute encore. Drôle.

 

 

 

- Abed se sacrifie pour Troy, le dernier personnage. "Rends moi fier, sois le premier homme noir à aller jusqu'à la fin. – Abed, je taime – Je sais." 

- Troy retourne dans la fête à zombie pour les sauver. Comment ? "Je vais être un nerd". "Prepare to meet the power of imagination." Il est revenu en costume Ripley.  Mais ça sert à rien. Il court un peu. Défonce tout le monde sur le tube d'Abba mammamia. Il se fait croquer par Abed. "Ok ok iv'e been bit, yo, you do what zombies do." Jeff est réduit à l'état de zombies cool qui tape tout le temps sur son blackberry. Troy est transformé en zombie, il tape amicalement l'épaule d'Abed. Chacun devient une sorte de marionnette... le tube d'Abba résonne. Mais Troy a réussi à sauver tout le monde en baissant le thermosthat.

- Le FBI fait perdre la mémoire de tout le monde. Mais il reste un message vocal sur le téléphone de Troy.

- Fin : Abed et Troy vont mater un film : Marmaduke.

 

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7

- Les filles choisissent le cours sur la représentation du genre dans les médias. Britta fait remarquer à quel point les mecs parlent de leur cul quand ils font du sport. "Arrêtons de définir notre genre par le leur". Mais précisément, tout l'épisode confirmera que "biatche" s'applique bien à des filles, et définit un mal typiquement féminin. Ironie ?

- Pierce prend sa revanche sur le Drone de l'iphone en inventant son dragonflyer, la version ringarde. Abed veut suivre le cours. Ils sont confrontés à un groupe de biatches. Abed est finalement le plus doué de tous pour trouver leurs défauts et les souligner. Il "overscribes".

- Il "tue" par accident le groupe de biatches : "ça te dérange si tu évites de me regarder – Je ne sais pas, est-ce que c'est grave si ton maquillage ne va pas avec ton visage, quand je plisse les yeux, j'ai l'impression de voir un clown."

- Abed est comme le Robocop de la casse, et il détruit les biatches... quand il voit une fille, il a une vision augmenté qui apparaît sur son scan, notamment le "current synopsis : britta, shirley, and annie make abed into one of the girls, with zero repercussions...." Dans le "memo" : "record cougartown, troy's birhtday in 14 days". La fille est estimé en terme de "bitch rating".

- Jeff est lui aussi dans le viseur du biatchcop : "Eh jeff, c'est quoi ton problème avec les chaussure. 2008 a appelé pour te dire que même en 2008, elles étaient ringardes." Mais Jeff est supercool parce qu'il fait du trempoline.

- Abed continue à casser, mais cette fois-ci, il casse les filles parce qu'en cassant les biatches, elles deviennent elles-mêmes des biatches. Abed est devenu cassant avec tout le monde, même la boîte de jus de pomme : "sympa, qui t'as appris à être une brique de jus de pomme". Il donne ses propres "destruct codes" à la biatche du début.

- La leçon pour Abed, comme pour troy et Jeff : "la pureté fondé sur l'exclusion n'est pas une véritable pureté."

- les codes d'autodestruction d'Abed sont exécutés. Les vannes qu'il a écrites sur lui sont envoyés : "regarde toi, on dirait que ta mère lézard s'est faite violer par un muppet."

 

 

 

Troy : "Oh, je veux le lécher..."

 

8

- Annie ne retrouve pas son stylo. Elle empêche tout le monde de sortir tant qu'elle ne l'a pas retrouvé. "Bottle episode", diagnostic d'Abed. 

- réponse de Pierce : "encore ces conneries de référence tv. Avez-vous pris le stylo pour que ça ressemble à un épisode de Benny Hill ou un truc comme ça."

- Critique du bottle episode par Abed : "ce sont des expression faciales envahissantes et des nuances émotionnelles. Je ferais aussi bien en m'asseyant au coin de la pièce."

- Abed est supposé être innocent, tout le monde est choqué qu'il soit mis en accusation. tient un cahier des menstruations des filles. Pour savoir quand elles sont bizarres. Abed est rejeté, et se sent l'autorisation d'être sarcastique. "merci pour m'avoir enseveli vivant dans un mausolée de sentiments que je ne peux ni ressentir ni comprendre.

- Comme personne ne retrouve le stylo, tout le monde penche en toute mauvaise foi vers la thèse du fantôme. Troy raconte alors une histoire, et tout le monde kiffe.

 

 

 

Une reprise de la poursuite exotique dans Blade Runner ?

 

9

- Abed invite Troy chez lui pour une soirée pyjama (et construire un château en couvertures). Britta refuse l'invitation et préfère être adulte. Troy : "enjoy eating fiber and watching the mentalist."

- du méta encore. Jeff prend un cours où le prof lui enseigne la théorie des conspirations en effaçant lui-même toutes traces du cours pour le faire passer pour une conspiration. 

 

 

Bing ! Prends toi ça dans le scénario, Salt ! Tellement de retournements que même Angelina Jolie ne saurait plus à la fin si elle est une gentille ou une méchante...

Par NKD - Publié dans : trop de séries
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Lundi 22 novembre 2010 1 22 /11 /Nov /2010 01:00

 

 

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Mickey Rooney. Vous pensez l'avoir vu quelque part et vous ne savez plus où.

Moi non plus.

 

14

- Annie : "avant qu'on commence, j'aimerais avoir une réunion préalable, ou préala-union, sur ce que j'appelle l'énigme de la bibliothèque" Abed : "on dirait un porno avec Kate Winslet".

- Tout le monde croit que Pierce est mort. Réponse de Pierce : "je ne suis pas Mickey Rooney. Pas besoin de croiser les doigts pour que j'apparaisse." 

- Jeff : "est-ce que je peux être le mec dont le surnom définit les limites, genre schtroumpf réservé, ou ours discret, ou Spice Confidentialité ?"

- Jeff présente sa copine, professeur Slater. Pr.S. : "Pourquoi ils me regardent tous comme un animal." Abed explique : "En fait, Jeff est un peu le père de notre goupe, donc ça fait de vous une sorte de mère – Mais je ne le suis pas. – Tout à fait. Vous savez faire les macaronis ? – Oui – J'adore ça."

- Abed joue encore le décodeur de situation ironique (pratique). Britta explique qu'elle prépare un spectacle de claquettes. Tout le monde se moque d'elle. Abed : "eh bien, tu n'es pas exactement féminine, et faire des claquettes est considéré comme vulnérable et féminin."

- Britta est coincée lors de son spectacle de claquettes. Troy saute sur scène pour l'aider et arrache son jean. Pierce : "oooh, hot twist !" (retournement sexy !)

- En fait, Abed sait faire des claquettes. Pas mal.

 

 

 

 

15

- A Greendale, une statue en bronze de Luis Guzman (pourquoi, hommage aux acteurs portoricains inconnus ?).

- Abed invite du monde pour casser les films nuls dans son dortoir. "Kickpuncher, avec Don le démon Donaldson", cyborg au poings forts comme des coups de pieds.

- Shirley, qui est traitée de ménagère par Pierce, est invitée "si ça ne l'ennuie pas de renforcer le stéréotype." Le but du cassage de film : réagir exactement comme nous serions supposés réagir en tant que stéréotype...?

- Pourquoi Shirley accepte de venir. "D'habitude quand je regarde un mauvais film, j'arrête de le regarder, mais là, ça fait très "collegy" ("faqueux")". Bref, casser un film nul donne l'air intelligent. Yes, right !

- Concept : l'enflure portail, ou gateway douchebag. C'est-à-dire un mec avec qui on sort qui est tellement con qu'il donne envie aux autres connards de nous draguer.  (Mon Dieu, le terme est cité sur Urban dictionnary).

- Début du film avec Abed. Le Warning du FBI (toute copie est interdite). Troy : "ouh FBI, i'm so scared..." (pas drôle en soi, mais drôle à cause du côté ringard). On rit. Pierce : "c'est pas juste, j'ignorais qu'on avait commencé."

- Pierce essaie d'être cool en y allant. Mais il ne fait que des sales vannes....

Début du film : "En l'an 2006 après JC, alors qu'une guerre nucléaire ravagé la planète". Abed "j'ai dû rater ça." 

Suite : "...où règne des pillards, des dealers et des terroristes." Troy : "on dirait un Thanksgiving en famille." 

Suite : "...quelqu'un veut de la mégadope, tu vas être mégadéfoncé ?" Shirley : "ça dépend, est-ce que ça m'aiderait à tenir jusqu'à la fin du film ?"

Suite : "Kickpuncher, on vous doit tout. Qu'est-ce qu'on peut vous offrir ?" Senior Chang : "me redonner deux heures de ma vie". Des bonnes vannes, honnêtes. Mais Pierce : "Réalisé par Kim Yang. – "Hmm. Réalisé par Kim Yang.Les asiatiques : ne savent pas réaliser de films, ne savent pas conduire..."

- Pierce prépare du coup ses vannes avec des étudiants qui font du théâtre. Mais il ne rit qu'à des sales vannes "C'est une bonne journée pour... être gay". Donc les étudiants s'adaptent.

- Il devient drôle parce qu'il se casse la gueule involontairement

- Tout le monde s'engueule parce qu'ils ont raconté des trucs salaces les uns sur les autres. "Nous sommes devenus incestueux comme le casting de Brady Bunch". Shirley : "je ne dis rien sur le truc bizarre entre Troy et Abed." Ensemble : "ils sont juste jaloux."

 

 

 

 

16

- Vanne d'Abed : "Meryl Streep a eu deux oscars parce qu'elle savait cuisiner. J'ai oublié d'accentuer le sarcasme. Comme ça, ça fait tellllllement plus sarcarstique. L'inflexion est tellllllement importante."

- "A Drunk Dial... tellement d'implicites, tellement d'intrigues." Le drunk dial implique souvent un APC (appel pr plan cul ou)... ou encore Booty call implication. C'est entré dans l'urban dictionnary.

- Mais abed réagit : Jeff a désormais toutes les cartes dans sa main. L'équilibre en Jeff et Britta est rompu. "ce serait comme dans une sitcom si un personnage voyait un autre nu". Jeff doute, et Abed répond : "non je n'ai aucune idée de quoi je parle, je suis abed je ne regarde jaaaamais la télé..." ironiquement bien sûr – cette fois avec inflexion et grimace.

- on voit Abed sur le plateau de son sitcom. Il retourne la scène précédente dans le cours de Senior Chang. C'est un petit asiatique qui joue le rôle de Senior Chang. Il joue mal. Abed : "Tu dois croire que tu tiens un réel détecteur de conneries dans la main. – Le problème c'est pas moi, c'est toi et ton stupide script" (pétage de plomb à la Christian Bale).  "Voilà ! Cette colère, utilise-la."

- Jeff vient lui demander conseil. Abed cite cette fois un exemple concret : "c'est comme dans Madame est servie, quand Tony voit son patron à poil. – et il a arrangé ça ? – Je ne sais pas, je n'ai pas pu aller plus loin que les open credits. Mais Chandler voit Rachel nue et elle voit son pénis pour rééquilibrer. – Ok, Britta verra mon pénis." Jeff doit la rappeler bourré. "c'est absurdement simpliste."

- Abed fait jouer à Jeff le mec bourré... mais Jeff joue super mal (alors que tout le monde croit que c'est facile de jouer le mec bourré).

- Abed fait une vanne sur Lost.. le petit acteur qui joue senior chang est brillant... "il sera le prochain acteur asiatique de lost".

- conseil pour Jeff qui doit jouer le mec bourré : "arrête d'être toi en train de jouer l'acteur, trouve l'acteur en toi qui te joue." Jeff : "oh, ils vont t'adorer en Californie."

- A propos de Britta : "les gens pourraient être rebuté par son visage d'ange, et sa sévérité à la Jody Foster." "Elle a plus de combats qui ne comptent qu'un commentaire de youtube." Abed éprouve les véritables émotions de Jeff pour proposer une vraie performance de BCI. Il ne veut pas d'un "faux mec bourré plein de fausse pitié pour Britta" mais "une performance crédible fondée sur des sentiments". Jeff : "je suis sûr que tu es un bon directeur d'acteur, mais tu es un misérable pote de beuverie." Jeff décrit Abed : une mante religieuse qui étudie tout le monde.

- Abed boit (alors qu'il est musulman) : "ce n'est pas pour moi, c'est pour le public."

- Ils dansent comme dans Breakfast Club. Le signe qu'Abed est bourré, il ne peut pas se souvenir du nom de la fille de Breakfast Club. Abed, qui a mal à la tête : "je me sens comme ce mec de série".

- Le signe d'une sobriété retrouvée chez Abed : la référence pop à punky browster.

 

 

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"Vous fait mourir de rire"... ça sonne si réel...

 

17

- "L'Amour ne s'achète pas", c'est à travers ce film (qui est le remake pr blancs d'un film black "L'Amour à tout prix") qu'Abed comprend ce que pourrait être l'amour.. mais surtout c'est la transformation que ses amis ont prévu pour lui qui l'excite : de geek en bête de foire.

- Intervention de Jeff : "on a tous assez vu Sept à la maison (Fat albert – en direction de Troy et Shirley, les deux seuls blacks) pour savoir qu'Abed doit seulement rester lui-même."

- il imite à la perfection jeff et les autres. Il imite Don Draper par exemple. Abed sait tout jouer, tout être. Tout le monde a sa préférence : Don Draper (Annie), Mike Brady (Shirley), Jo de Facts of life (Britta), ou (choix de Troy) : Calvin de Calvin et Hobbes. Parce que "quand il a un problème, il n'a qu'à pisser dessus."

- Le problème moral d'Abed c'est qu'il n'est pas lui-même pour être aimé.

- La formule de Jeff :  10%  Dick van Dyke 20% Jack Malone 40% Zack Braff dans Scrubs, et... 30% Hilary Swank dans Boys don't cry.

 

Community Dick van dyke + Community Jack Malone + Community zach braff + Community Boys don't cry Hilary swank = Community jeff-winger

 

- Après l'échec d'Abed à draguer, tout le monde pense qu'Abed sera triste. Mais non. Abed faisait ça pour faire plaisir aux autres. Car si ceux qui veulent l'aider sont frustrés, ils sont malheureux, ou Abed en paie les pots cassés. Il ajoute : "plein de filles me kiffent grâce à mon look adorable, et mon air hautain leur rappelle leur père. J'ai pris l'habitude de me faire draguer." Blessure de self-esteem ? "J'ai de l'estime de soi à revendre. C'est pourquoi j'ai pu changer pour vous. Changer pour les autres est facile." Jeff : "Abed, tu es un dieu."

 

 

 

"I hate Glee"

 

18

- Family day à la fac. Abed : "vous allez rencontrer Abra, ma cousine de Gaza. – (Annie) Est-ce qu'elle est comme toi mais avec du rouge à lèvres ? – (Abed) Non, ça c'est Hally Berry." La série fait régulièrement des vannes précises sur le physique de leurs acteurs.... et c'est vrai que Danny Punni a un côté Hally Berry.

- à la fin du bal. Parce que Jeff vient de se faire larguer : "Je déteste Glee..."

 

 

 

 

19

- Dans cours de poterie, tout est permis sauf le Ghosting : fredonner la musique de Ghost, ou faire de la poterie à deux. Le prof (une sorte de Boy George hippie) adopte donc une "zero ghost policy".

- Jeff trouve un rival en poterie (alors qu'il était venu pour glander). Abed fait la voix off comme dans Desperate Housewives (plan sur le visage de Jeff) : "Jeff avait déjà montré un esprit compétitif avant, même de l'envie. Mais en ce premier jour de poterie, il découvrit... – Abed. De quoi on a déjà parlé – Pas de voix off désolé... c'est devenu une habitude."

- Jeff pète les plombs parce qu'il est détrôné dans sa collitude. Il devient à moitié fou et arrogant. Abed : "oh Jeff, tu te Glodblumises." = porter en chandail, être recroquevillé, et traiter tous les autres de fous quand c'est nous qui le sommes.

- diagnostic d'Abed : "c'est ok, c'est bon pour lui, il se confronte à ses propres limites."

- Jeff par esprit de vengeance fait du ghosting sans s'en apercevoir, il réalise la figure du "hilarious men on men" (c'est drôle parce que c'est un mec qui ghoste avec un autre mec). Le prof montre la photo de Patrick Swayze barré de rouge ("c'est fait avant sa mort, ce n'est pas de mauvais goût"). Pour se venger, Jeff lui chante la chanson de Ghost.

- Super réplique de Pierce au "bonne chance" de Jeff : "Good Luck – never need it, never had it." (Bonne chance – J'en ai jamais eu besoin, j'en ai jamais eue)

- Pierce, à la fin de son cours de navigation veut faire le "I am King of the world de Titanic – Ne gâchez pas le week end à venir." Décidément, les références cinématographiques sont bannies lorsqu'elles sont trop classiques.

 

 

 

 

20

-  On est le 1er avril. Métavanne sur les vannes. Troy : "le but d'une bonne blague est de bouleverser le système. Par exemple. Qui veut ça ? Tu cherches quelque chose ?" retire les serpentins de la boîte. Être délibérément pas drôle est-ce être drôle ?...

- l'épisode se transforme en "buddy cop movie" (expression d'Abed). Mais qui sera le méchant flic et qui sera le gentil flic ? en fait les deux filles se battent pour être le méchant flic, le "bad ass". Lorsqu'elle se dispute devant le doyen, et qu'il demande : "mais que se passe-t-il ici ?" Abed apparaît : "a twist on a classic formular" = généralement, il y a un gentil et un méchant et là les deux veulent le même rôle. Et "Pourquoi êtes-vous sorti de nulle part – ma télé est en panne."

- Elles arrivent sur la scène de la première vanne qui a mal tourné : "Je suis Annie Edison, mais les gens m'appellent Psycho, parce que j'ai fait une dépression nerveuse au lycée. Ma partenaire est une mère au foyer chrétienne. On peut vous aider." Surenchère de Shirley : "En fait, peut-on ne pas vous aider. Je compte jouer d'après mes propres règles." Annie : "Elle aime les règles, moi je n'en ai qu'une. Restez en dehors de mon chemin – Restez encore plus en dehors de mon chemin." 

- Abed traîne dans le coin pour observer leur affrontement et conseille le doyen : "dites leur qu'elles n'ont que 24 heures pour résoudre le cas."

- Shirley : "j'ai des ressources." Annie : "j'ai des ressources que j'ignore encore."

- Abed tire les ficelles, il est sur le siège arrière de la voiture : "coupez, on passe à la séquence action." A Annie : "Cours lui après." A Shirley : "Coupe de l'autre côté." Il demande qu'on lui garde la place de sa scène parce qu'il doit partir aux toilettes au moment où Annie et Shirley s'engueulent. 

- Le doyen parle, Abed souffle les répliques : "votre cul est sur la sellette. – Mon cul est sur la sellette... – Vous venez juste d'avoir un coup de fil du maire. – Je viens juste de recevoir un coup de fil du maire...? Quoi ? Arrêtez de faire ça ! – J'essaie de vous aider, vous vous y prenez mal. – Alors faites-le – (Abed frappe la table et joue bien le capitaine de police excédé) J'en ai ras le bol de vos excuses à toutes les deux. Vous êtes la risée du département. Vous êtes démis de l'affaire et de vos fonctions. Vos badges, vos blousons, maintenant. Maintenant, je n'ai pas toute la journée. Ma sciatique se réveille. Je suis trop vieux pour ça, maintenant hors de ma vue. Je croyais que vous étiez des durs à cuire. Les vrais durs à cuire travaillent ensemble." Le doyen mange des pop-corns en le regardant. "Plutôt – Ne vous inquiétez pas, elles en avaient besoin."

- La morale de l'histoire est que finalement, on a besoin d'un pisse-froid dans son cercle de potes, un buzz-kill, "un nuage noir qui nous unit tous." Très paradoxal après un épisode drôle. Abed regarde tout le cercle d'étude pleurer dans les bras des uns et des autres en mangeant du pop-corn.

 

 

Community Scorcese Les Affranchis

"J'ai toujours rêvé d'être un gangster"

 

21

- tout le monde aime les nuggets de poulet. Mais il n'y en a pas assez pour tout le monde. 

- (Un mec en dreadlock passe et ignore Shirley. "Il me rappelle le prédator. C'est bizarre parce qu'en fait, c'est toi la chasseuse, et tu es invisible pour lui.")

- Lorsque Jeff propose de placer un des leurs en cuisine pour avoir des nuggets, Abed dit "c'est comme dans un film de mafia" Voix off d'Abed immédiate : "aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours rêvé d'être dans un film de mafia." Jeff donne à Abed le rôle principal : chef de friture.

- Jeff : "vous agissez chaque jour comme des moutons et attendez en rang et attendez la livraison d'un système pourri". Voix off d'Abed : A cette époque, c'était par Jeff que tout arrivait, il savait toujours quoi dire, et quand taper sur la table. "Pour les moutons, le troupeau, et pour les loups, la meute." ça y était, c'était aussi simple, à partir de ce moment, on cessait d'être une famille pour être une "famille", en italique".

- le film reprend l'escalade classique des films de gangsters. Un hommage à tous les films de Scorcese et à Les Affranchis en particulier...?

- Abed se fait embaucher, Pierce joue les anciens patron d'Abed, Troy postule en même temps et fait foirer son entretien pour donner l'impression qu'Abed est encore meilleur.

- Shirley drague le mec en dreadlocks avec des nuggets.

- Abed veut donner des nuggets au poulet à Senior Chang. Mais tout le monde lui tombe dessus. On lui rappelle qu'on s'est sacrifié pour qu'il soit à cette place. Alors pour justifier de sa bonté naturelle, il réplique qu'il va demander que tout le monde ait 10% de meilleurs notes en espagnol.

- Abed détaille la chaîne de distribution (vraiment toute la copie de films de gangsters marche du tonnerre). Tous les courtisans corrompent progressivement le cercle d'études. Chacun en veut plus. Et c'est Abed qui gère les demandes.

- Mais Abed devient mégalo et égoïste pour une raison. Quand Jeff explique que les choses comment à leur échapper, Abed répond : "Le campus est contrôlé par notre groupe, notre groupe est contrôlé par le poulet, et le poulet est contrôlé par moi. (...) Je ne fais pas de film de mafia. En fait, je n'ai plus besoin de références pour parler aux gens. Avant, j'en avais besoin car je ne comprenais pas le monde, maintenant, on parle tous le même langage : le poulet. Je comprends finalement les gens, et les gens me comprennent." Le geek est un salaud quand il comprend finalement le monde. Le problème du geek : il est prêt à abandonner sa propre pop culture. 

- Drôle. Jeff (à qui Abed reproche d'avoir des problèmes d'ego) : "je n'ai pas besoin d'ego. Ma photo facebook est un paysage."

- Abed est obligé de durcir le ton, parce qu'ils sont tous trop gâtés (fond de musique pop, glam... à la Scorcese ?). Il fait écarteler le cartable d'Annie, kidnapper le singe de Troy... il donne même la becquée au mec à dreadlocks devant Shirley. 

- Face à face Abed/Jeff... Dans l'obscurité d'une arrière-cuisine. Abed prépare une nouvelle recette, hormis les nuggets. Jeff lui fait sentir qu'il est loin du groupe. Abed : "s'il te plaît ne recentre pas l'épisode sur moi" (please don't do a special episode about me).

- Pourquoi Jeff est là : "Tu t'es fait avoir parce que tu as des faux diplômes. D'ailleurs, ils ont utilisé ça une fois dans New York Police District (Justice and Order). Une arnaque totale." Abed reconnaît que c'est peut-être un épisode spécial, mais de Jeff.

- Un marché : rendre les gens heureux, et les aider en même temps. "Comme dans K2000" (pourquoi ?). Description de la série par Abed : "je m'habille en cuir, je me tape une prof d'aérobic, tu te gares et tu parles très fort pour faire sursauter les passants avec ta capacité de parler" (parce que Jeff va jouer Kit).

- fin de la voix off : "tout est redevenu normal. Je suis redevenu le mec bizarre, observant de l'extérieur... pour l'instant."

 

 

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22

- Sans raison, Abed détruit la guitare de Pierce : comme dans Animal House. "Je n'ai pas pu résister. Casser une guitare en pleine chanson d'amour était sur ma liste de fac." Abed fait une liste de tout ce qui, dans les films, constitue une première année de fac réussie. "Se trouver un groupe d'inadaptés." "Affronter une brute." "Emballer la plus belle fille de la fac." Troy : je vais t'aider, je serai ton Morgan Freeman. – comme dans Sans plus attendre. – Quoi ?" Abed descend le pantalon de Troy. C'était sur la liste. Troy lui redescend, et Abed avait prévu les petits coeurs sur le caleçon (un peu flippant). Pierce baisse la jupe de Shirley... malaise.

- Aussi sur la liste : "Laver les voitures avec un robot à nichons..." "voler la mascotte d'une autre fac..." "rejoindre une fraternité après un bizutage" et "une dispute ridicule qui se transforme en drame pour le bien de l'histoire." et bataille de bouffe...

- Pierce est viré du groupe. Abed utilise ses dons pour expliquer ça à tout le monde (il est décidément le deus ex machina des scénaristes) : "Pierce était le bouc émissaire, un paratonnerre. Sans lui, la foudre tombe partout. (...) C'est très dangereux, on a perdu notre Cliff Clavin (postier de Cheers), notre Georges Costanza (cf Seinfeld), ou Johnny Drama, ou E (cf Entourage)... ils ne se foulent pas."

- Ils s'engueulent tous, parce qu'il n'y a plus de bouc émissaire. Mais Abed est protégé. Tout le monde le trouve sympa.

- la série réutilise le dernier cliché des films de fac : annoncer dans le générique ce que deviennent chacun des personnages. Mais les panneaux ne révèlent rien. "Annie resta juive malgré l'ingestion de porc"ou presque : '"Abed et Troy reviendront dans Fac Cut 2 : vol de petites culottes".

 

 

Community_call-of-duty-4-modern-warfare-box.jpg

 

23

- L'épisode paintball. Génial. Référence à Modern Warfare, Call of Duty 4 dans le titre.

-  Tout commence par une énième dispute qui traduit une tension sexuelle... Abed explique : "vous n'êtes pas ross et rachel, cette tension. Vos tensions sexuelles maquent d'alchimie et nous stressent... ironiquement, à tous niveaux, vous nous empêcher d'être Friends." Shirley parle d'un autre couple de sitcom inconnu au bataillon : Sam et Diane de Cheers (l'autre référence était Cliff Clavin).

- grosse référence à john woo, et à matrix à la fin.

- Jeff se réveille dans sa voiture. La fac est dévastée... ambiance à la "I am a legend". Ambiance de fin du monde, cyberpunk.

- Jeff est coincé dans un couloir par Leonard, à l'autre bout du couloir, Abed. Ralenti, musique grandiloquente. Acrobatie d'Abed qui painballe Leonard (le petit vieux). "Suis moi si tu ne veux pas de peinture sur toi". 

- ça ressemble aussi à Battle Royal, puisque le prix (inscription prioritaire) ne peut pas être partagé. Il ne doit en rester qu'un.

- lors d'une pause pipi, de la peinture coule, annonçant une embuscade... comme dans aliens et la bave d'aliens.

- tout le monde se menace de son flingue... un peu comme dans un putain de film de J. Woo....

- Trucs qui ressemblent à un film. Réunion autour d'une barrique en feu pour se réchauffer. Le méchant est en fait le plus placé, c'est le méchant pervers, ici : le Doyen qui monte les uns contre les autres. Il a un homme de main, Senior Chang (référence à John Woo encore), qui est le méchant puissant, avec des super flingues de paint ball. Il entre sur une musique religieuse (John Who ?)

- Jeff et Britta ont couché ensemble. Abed remarque qu'il n'y a plus de tension. "Ce n'est pas bon."

 

 

Community Will-Hunting

 

24

- "Spoiler alert". Réponse : "nerd alert"' (parce que c'est nerd de dire "spoiler alert").

- référence à will hunting : troy a un don qu'il cache à tout le monde parce qu'il n'en voit pas l'utilité : il sait réparer des lavabos. Un plombier black lui dit que réparer c'est réel. Troy répond qu'apprendre c'est réel aussi, et utile comme "comprendre HBO..."

- référence à Indiana Jones : qd Annie aller pleurer pour attendrir tout le monde (la disney face = tremblements des lèvres, clignements des yeux mais sans vraiment se fermer), Jeff prévient qu'on ne doit pas la regarder pour ne pas craquer. Et pour l'expliquer à Abed : "c'est l'arche d'alliance". 

- Troy ne veut pas être plombier : "je serai sophistiqué, et sans emploi, ou un emploi qui donne l'impression qu'on n'a pas d'emploi." Abed à Troy, comme dans Will Hunting : "le meilleur moment de la journée c'est les 10 secondes où je m'assois en cours d'espagnol et avant de me retourner, je me dis : je vais et peut-être que tu ne seras pas là." Troy prend ça comme un déclaration de non-amitié. Il ne pige pas que c'est comme dans Will Hunting.

- Troy : "j'en ai compris la moitié. Mais ça m'a permis de comprendre l'autre moitié." Abed : "comme dans la saison 1 de The Wire".

Par NKD - Publié dans : trop de séries
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Samedi 13 novembre 2010 6 13 /11 /Nov /2010 01:47

 

 

Community NBC

Mais où sont Abed et Troy ? De la gauche vers la droite.

Abed, Senior Chang, Shirley, Troy, Britta, Jeff au milieu, Pierce, et Annie (qui joue aussi Trudy, la femme de Pete Campbell dans Mad Men).

 

Je suis absolument fan de Community, le sitcom de NBC. Pour les mêmes raisons que Titiou Lecoq d'ailleurs (mon idole du web dont j'ai dit le plus grand bien ici). Ce truc m'a aidé à passer l'été. C'est un anti-dépresseur et un reflet de notre époque ultra-puissant. Si on traverse la série en comprenant quelques unes des références geek, on se sent plus intelligent – et on se met à penser que toute la culture pop qu'on a ingurgité étant gamin commence à servir à quelque chose. La série est géniale, je ne sais pas trop comment le dire encore. Mais la série est géniale. 

Alors, lorsque j'ai lu le post de Titiou sur GirlsandGeeks, j'y ai vu une autorisation de passer à un stade supérieur de folie. J'étais absolument d'accord avec elle. J'avais déjà maté toute la saison 1, d'un coup. Notamment parce qu'un torrent mettait à disposition la saison entière en VOSTFR. La grosse classe. Les Français ont du goût. 

Ce qui rend la série particulière ne sont pas seulement ses dialogues ultra rapides et vifs. Ce ne sont pas seulement ses super acteurs (j'adore Donald Glover, perso, et pas seulement parce qu'il est black et qu'il a demandé à être auditionné pour jouer Spiderman... il faudra que je laisse un post sur le phrasé et la tête drôle/chelou/sexy de ce mec). Ce n'est pas seulement la prouesse renouvelée de faire tenir à chaque fois trois ou quatre intrigues en vingt minutes (anecdote : Donald Glover, récompensé par la Writer Guild pour son travail scénaristique sur 30 Rock). Ce ne sont pas seulement certaines audaces dans la mise en scène, notamment lors des épisodes Halloween (génial fin d'épisode 7 à la Batman... personne ne s'y attend). C'est simplement la série la plus "méta" de toutes. Une série sur les séries. Community est une sorte de monde parallèle au nôtre, où chaque chose qui existe, y existe en plus ringard et en plus drôle (par exemple, l'hélicopter débile qui se dirige par Iphone vient de trouver son équivalent dans l'épisode 6 de la saison 2 : un hélicopter en scotch avec une webcam dessus, dirigé par Pierce, le vieux pseudo hippie bouddhiste "niveau lotus laser").

 

Community_Danny-Pudi.jpg

Danny Pudi et ses amis.

Parce que le cinéma c'est beau tout le temps.

 

Et du coup, dès l'épisode 2, il se passe un truc très étrange, le beau gosse de la série, l'avocat déchu, obligé de repasser ses diplômes parce qu'il les avaient tous usurpés, est détrôné par le second rôle : le génial, le magnifique, le geekissime Abed (inspiré d'un acteur fou de séries qui s'appelle Abed Gheith). 

Raide comme un Buster Keaton. Distant et étrange comme un Edward au mains d'argent. Progressivement Abed devient magique, tout le monde l'aime, jusqu'à le corrompre. Doucement, il se place au centre des intrigues tel un Puppet Geek Master.

Comme disait si bien Titiou, qui doit toucher sa bille en exégèse nietzschéenne : Abed c'est nous, c'est le choeur, le choryphée. Il représente le spectateur idéal, grâce auquel le voile de Gaya est déchiré, et l'illusion de l'individuation dévoilée. Derrière les personnages, on arrive à lire, grâce à lui, le travail scénaristique de geeks à grosse lunettes surpayés (même Donald Glover en porte), et la lente digestion du monde par la culture pop. C'est ce qui est majestueux, et en fait un demi-dieu : on peut comprendre le monde à travers la télé. Nos parents en ont fait des cauchemars, et c'est arrivé...

 

 

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Un check, c'est toujours plus qu'un check...

 

Plus je regardais les épisodes de la série, plus je tombais amoureux du couple Abed et Troy (ils font des petites scènes à la fin, pas toujours drôles, pas toujours avec une chute, mais qui sont des bonus gratuits de ce que pourrait être la vie d'Abed et Troy – c'est la chantilly de la sitcom – c'est un peu comme un épisode coolos des Deschiens). A ce niveau de fanatisme et d'amour, je devais réagir. J'ai donc décidé de prendre en note, presque toutes les références "méta" de chaque épisode. Tout ce qui pourrait être l'indice d'une culture pop effective, capable de coder le monde entier, puis de le décoder avec nous. Ce sont ces notes que je publie (ouh que je kiffe cette phrase)... Indices possibles pour tous ceux qui ambitionne un jour de comprendre le monde comme Abed.

 

PS : je ne peux pas tout publier d'un coup, sans risquer la suffocation par excès de plaisir. Je monterai donc graduellement jusqu'au septième ciel (la déclaration d'amour de Troy à Abed est dans le génial épisode zombie de la saison 2) en postant treize épisodes par treize épisodes.

 

 

 

Un jour, moi aussi, je ferais un rap en espagnol avec mon pote ethniquement différent et pourtant semblable.

 

 

 

SAISON 1 :

 

épisode 1

- Abed est hystérique et maniaque. Un rainman en puissance. Parle très vite. Palestinien (à moitié). 

- Jeff à une femme à qui il parle en pensant qu'elle écoute ses problèmes : "Excusez moi, j'ai été élevé par la télé à croire que toute femme noire de plus de 50a est un mentor cosmique" (matrix). La meuf l'appelle Seinfield... "– c'est seinfeld..." 

- Abed est appelé SlumdogMillionaire par Troy.

- Abed joue un extrait de Breakfast Club très fort et totalement hors de propos pour couper court à l'engueulade générale. + dirty dancing.

- Abed à Jeff (pour parler d'une déchéance) "Tu étais comme Bill Murray et maintenant tu es plutôt comme Michael Douglas. – et toi, comme Assperger (référence à Hans Assperger, le psychiatre autrichien qui dresse le premier le spectre des différents troubles autistiques), et jeu de mots sur "ass" (cul) ?

 

 

Senior Chang, aka El Tigre Chino. "Parce que mon savoir vous boufferait la gueule."

 

épisode 2

- Le doyen annonce plein d'événements. "J'aime bien ces annonces, ça donne l'impression que toutes les 10 minutes c'est la nouvelle scène d'une série télé qui commence. Mais ça dure le temps que quelqu'un dise un truc qu'il ne dit jamais à la télé, comme "ma vie est comme à la télé". Alors c'est fini." Phrase méta par excellence. Les scénaristes en ont conscience à ce point dès le deuxième épisode.

- Britta explique pourquoi les journalistes se font tuer au Guatemala. Abed dit : "spoiler alert". Britta : "dans la vraie vie, il n'y a pas de spoilers. Tu sais que la vie et la télé sont différentes."

- Abed à Jeff : "belle entrée". Jeff : "je te la dédicace." .

- Avant de faire le devoir d'espagnol, pierce propose de définir ce qu'est une histoire. S'ensuit un long schéma ultra-compliqué à la craie sur le tableau... Musique, plus de paroles, et images au ralenti. Lorsque Jeff et Pierce "joue" leur premier exposé, c'est comme un opéra-rock débile, avec des mexicains et une scène à la Water World (ou à la Aguirre, la colère des dieux)...

 

épisode 3

(c'est l'épisode où Abed apprend à faire un film. Son statut méta est confirmé.)

- Référence au Cercle des poètes disparus. Le prof veut apprendre à aimer la vie. "Ouvrez vos livres à la page 37. Maintenant fermez les et jetez les. Jetez-les !" Jeff : "Jackpot."

- Jeff explique que le prof de littérature se croit dans le cercle des poètes disparus. Critique de Robin Williams par Abed : "Pas fan. Dans chaque film, il combat l'autorité pour faire rire." = trop facile de faire rire comme ça, Robin Williams est ringard pour Abed. 

- Abed fait un film car Britta lui paye ses cours du soir. Documentaire selon Abed : "comme un vrai film mais avec des gens moches."

- Abed devient ingérable parce qu'il est confié à ses amis par son père qui refuse de s'en occuper. Coupé de l'autorité paternelle qui l'oblige à faire des falafels, il pousse tout le monde à bout comme un enfant, et fait rejouer le rôle de ses parents à ses amis. Il ne quitte plus la caméra. Il dépense tout son argent.

- Il monte un film, où Jeff et Britta joue ses parents (car ils ont vraiment réagi comme ses propres parents). Dans le film, Abed colle juste la tête de ses parents sur les images de Jeff et Britta. Le point c'est qu'il faut s'exprimer plutôt que d'être libre ou obéissant.

 

 

Senior Chang, again. "Qui est instable et imprévisible maintenant ?"

 

épisode 4

- Abed compare à Chandler et Phoebe sa relation avec Annie. C'est-à-dire qu'ils ne sont pas vraiment de bons amis, juste des amis d'amis qui traînent ensemble.

- Il est fan d'Indiana Jones.

- Quel niveau d'amitié entre Abed et Annie ? "celui où on garde le chat une fois de temps en temps quand on part en voyage."

 

épisode 5

- on explique le goût d'Abed pour les séries en le faisant passer pour crédule. Pour se venger de Troy qui a abusé de sa crédulité (en lui faisant croire qu'il était lié à Barack Obama) Abed se fait passer pour un alien. 

- Abed va avoir Troy, et lui faire peur parce qu'il va trop loin pour être crédible. Abed n'est pas crédible, mais il est totalement fou de faire autant d'effort pour en paraître un (il écrit dans un autre alphabet comme l'alien observateur de Fringe, il se déguise, il parle comme un alien). A la fin, il joue comme Da'An dans Invasion Planète Terre. Troy lui demande d'arrêter, et ils sont potes à nouveau.

 

épisode 6

- Le doyen arrive et fait une remarque sur la diversité du groupe d'études. Pour respecter cette diversité, l'équipe de foot se fait appeler les "être humains".

- Jeff :  "Abed, ça met tout le monde mal à l'aise quand tu parles de nous commes des personnages de comédie."

 

Community_Halloween.jpg

 

épisode 7

- Episode Halloween.

- Pierce est déguisé en Beastmaster... inconnu. ça ressemble à un vieux Conan le Barbare en plus cool, en plus Manimal, parce qu'il parle aux animaux, c'est son super pouvoir. Le costume a un aigle en peluche attaché sur le bras. (Beastmaster, says wikipedia, est basé sur un film de 1982, puis réadapté en série par des canadiens en 1999-2002... donc super ringard de toute façon)

- Abed se déguise en Batman. Il sauve tout le monde d'un écroulement de chateau de chaise parce que Pierce a pris du speed et s'était enfermé en dessous. Jeff se tourne vers Abed "Batman – Oui ? - Tu restes pour la fête ? – Si je reste il n'y aura pas de fête, je dois rester dehors toute la nuit, rester vigilant. (plan sur la suite de la fête, les visages souriant... la réponse d'Abed se transforme en voix off) Là où une fête doit être sauvée, je serai là. Là où il y a de la joie et des pitreries, je serai là. Mais parfois je n'y suis pas, parce que je suis très occupé, à rester vigilant, à surveiller, rôder, sauter, enjamber, dormir, non je ne peux pas dormir, vous dormez, je ne dors, je ne peux pas dormir, je ne cille pas, suis-je un oiseau ? non, je suis une chauve souris, je suis Batman, le suis-je vraiment ? oui, je suis Batman. Joyeux Halloween." Il fait super bien la voix, et c'est super rythmé. Et Troy est en Scarface, avec une petite moustache. Troy est beau et drôle (déjà dit ?).

 

 

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Beastmaster.

 

épisode 8

- On voit le mode de vie d'Abed. Il ne mange que des céréales Lucky Charm et bouffe devant la télé. 

- Jeff vit avec Abed parce qu'il n'a plus d'appart. Il devient nihiliste et comme une sorte de evil-geek. "Tu es Goldie Hawn, Jeff. Dans 'Un couple à la mer'." Car Jeff doit revivre quelque chose de simple pour être heureux.

- Ils ne viennent plus en cours, Jeff répond : "Marathon K2000." Abed ajoute : "Un voyage mystérieux dans le monde d'un homme qui n'existe pas" (en référence à Kit ?... la voix de la bagnole)

- Abed explique la situation de Jeff à Britta "C'est comme dans E.T. : il s'est incrusté chez moi, on est potes, et c'est bon pour moi mais pas bon pour lui." 

 

épisode 9

- Le meilleur. 

- Dans le département cinéma, Troy trouve les films d'Abed, qui s'avèrent être tous des épisodes de sitcoms au sujet de leurs vies. La boîte de production : "Abed cool films". Les acteurs rejouent l'épisode précédent où Jeff vit dans sa voiture. "The Community College Chronicles". Mais Abed a posté la vidéo deux semaines avant. Ces films sont en réalité prémonitoires. 

- Les expressions des personnages sont à la fois les mêmes et différentes. Troy en les découvrant (relax) "ça me ride le cerveau". Troy (joué par une sorte de Snopp Doggy Dog) dans le film deux secondes après "ça me ride le cerveau." Troy super flippé : "ça me ride le cerveau". Pierce Hawthorne est joué par Leslie Nielsen !?... On dirait.

- Abed se fait accuser d'être télépathe. "Je sais ce que vos allez dire, vous avez trouvé mes films sur le site web... – C'est un sorcier. – Non pas un sorcier, je vous connais si bien que je peux prévoir vos actions". Shirley : douce chrétienne mais avec des problèmes de colère. Jeff fait comme si rien ne l'affectait, mais en fait non, et il est vaniteux. Bien sûr, chaque réaction des personnages à l'annonce de leurs descriptions confirme que la description est juste. Shirley : "Watch your mouth...!" Jeff : "pffff..." La défense d'Abed est qu'il comprend parfaitement le caractère de chacun. Mais les films s'avèrent étrangement prémonitoires tout de même. Pierce arrive avec la jambe cassé comme prédit dans le film d'Abed.

- Abed est pris pour un sorcier aussi parce qu'il aurait une "boule magique orientale." Abed pour calmer Shirley lui montre le dernier épisode : elle est poursuivie par un loup garou. Abed lui dit : "c'est bien comme ça que tu te comporterais dans cette situation, non ?" La situation est fausse, mais les caractères sont justes. Mais comme Jeff serait supposé embrasser Annie, Shirley n'y croit pas, et est calmée. Plus tard, ils s'embrassent.

- Abed se défend encore d'être un sorcier après la victoire et le baiser de Jeff et Annie en disant que dans le prochain épisode Pierce devient un génie... Le méta-geek en vient donc à faire dans l'invraisemblable pour ne plus gêner ses amis. En fond, la super musique de Edward Sharpe and the magnetic zeros que j'ai écouté tout l'été (putain trop cool !) : Home. Abed pourtant a raison sur toute la ligne car ils sont le soir de la pleine lune, et que Pierce est devenu un génie (de l'hypnothérapie) comme prévu dans le film d'Abed. Morale... Morale... La fiction est prémonitoire, mais reste incapable d'expliquer la série de causes qui la fait ressembler à la vie (ce n'est pas une déduction opérée à partir de l'observation des caractères de chacun). 

 

 

 

 

épisode 10

 - Abed et TRoy ont une souris qu'ils doivent habituer à une chanson. Ils choisissent "somewhere outhere" dans American Tail (un dessin animé de 1986 qui raconte l'histoire d'une souris russe/juive qui émigre en Amérique – référence au statut palestinien d'Abed ?), en français Fievel et le Nouveau Monde. A la fin, ensemble, ils chantent pour capturer la souris. Moment d'intense homosocialité.

 

épisode 11

- Abed est meilleur en sport que Troy... alors qu'il est supposé être un simple geek. Bras de fer comme Stallone ds Over the top. Abed semble tirer sa force de ses références cinématographiques. Chaque fois qu'il joue un personnage, il devient plus fort.

 

épisode 12

- Abed se fait sauver par Jeff d'une baston. Abed compare Jeff au Mec de Full metal Jacket, et lui au gamin de Meatball...

- Sinon, un épisode chiant sur Noël et la religion... 

 

 

community_with-Jack-Black.jpg

 

épisode 13

- Apparition de Jack Black, en mec qui veut être absolument ami de tout le monde. Personne ne l'a remarqué... parce qu'il était transparent, trop discret. Du coup, séries de flashbacks des épisodes précédents pour justifier sa présence. On le revoit dans tous les moments forts des épisodes précédents... jusqu'à des scènes imaginaires (ahah).

- Référence d'Abed : Jeff est comme le héros de Mash. Et interprète tous les épisodes en fonction de Mash. Et Jeff, tout comme le personnage principal de Mash, évite par exemple de coucher avec la bombe sexuelle parce qu'il sait que ça créerait un déséquilibre dans les relations entre personnages. Autrement dit, Abed sait que Jeff se comporte comme un personnage de série télé.

- Jack Black, surnommé "Buddy" ("pote"), pense déjà tous les connaître. Et veut améliorer le groupe en faisant des tonnes de vannes. Il se présente comme Paul Blart, le vigile, ou "Paul Blart Mall Cop", un film comique avec un gros vigile en segway dans un centre commercial qui devient en fait un héros quand des cambrioleurs attaque le centre commercial. Même pas sorti au cinéma en France.

- Pierce attaque Abed sur ses références pop quand il évoque Tom Wolfe. 

- Abed chante le générique de Mash juste avant une intervention de Jeff.

- Fin de l'épisode. Tout le monde cède et est prêt à prendre Jack "Buddy" Black dans le groupe d'études. Mais au moment de se faire accepter par le groupe, Jack black se fait appeler par Owen Wilson (le vrai) pour aller dans son groupe d'études à lui.

 

Par NKD - Publié dans : trop de séries
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